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C dans l'air
Syrie : après les frappes, la polémique

diffusé le mer. 18.04.18 à 17h50
magazines d'actu | 70min | tous publics

Mis en cause hier par plusieurs eurodéputés sur la légitimité des frappes en Syrie auxquelles la France a participé aux côtés de ses alliés américains et britanniques, Emmanuel Macron a haussé le ton pour défendre son choix dans l’enceinte du Parlement européen. « Les mêmes, les mêmes qui à chaque fois s'indignent devant les images que nous avons vu, d'enfants, de femmes, morts d'attaques de chlore, les mêmes, restons-nous assis ? Défendons nous des droits en disant 'les droits c'est pour nous, les principes c'est pour nous, la réalité c'est pour les autres ?' Non, non ! », a-t-il tranché.

 

« Nous, nous faisons la guerre aux terroristes. Bachar al-Assad fait la guerre à son peuple. Trois pays sont intervenus et je vous le dis avec beaucoup de franchise : pour l'honneur de la communauté internationale. Pour justement, dans un cadre multilatéral, de manière ciblée, sans aucune victime humaine, détruire trois sites de production d'armes chimiques », a-t-il rappelé en reconnaissant que, si « ces frappes en elles-mêmes ne règlent rien », « elles rappellent les principes de la communauté internationale ».

 

Depuis les frappes de l'armée française samedi à l'aube en Syrie, en représailles à une attaque chimique présumée du régime syrien le 7 avril à Douma, la question de la légitimité de l’opération divise en Europe et en France la classe politique. Fallait-il frapper en Syrie ? Les preuves étaient-elle suffisantes ? Et fallait-il le faire sans l'aval du Conseil de sécurité ? Lundi, députés et sénateurs se sont emparés de ces questions lors d’un débat sans vote, comme la Constitution l'autorise. Mais non sans tensions.

 

Les discussions entre les différentes forces politiques se sont en effet engagées sur un ton bien éloigné de « l’union sacrée ». De nombreuses voix au sein de l'opposition ont critiqué ces derniers jours cette action menée sans mandat de l’ONU et ont mis en garde contre le risque d’une escalade militaire ou d’un enlisement comme au Mali. « Cette intervention n’est pas le prélude d’une guerre », a insisté de son côté le Premier ministre, Edouard Philippe.

 

Invités :

 

- Agnès Levallois, journaliste spécialiste du Moyen-Orient

 

- François Clemenceau, rédacteur en chef au Journal du dimanche

 

- Vincent Desportes, ancien Général de division de l'armée de terre française et auteur de La dernière bataille de France

 

- Jean-Dominique Merchet, journaliste à L’Opinion, spécialiste des questions de Défense et Diplomatie

 

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