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C dans l'air
Remaniement : un second souffle, vraiment ?

diffusé le mar. 16.10.18 à 17h50
magazines d'actu | 64min | tous publics

Cette fois-ci, c'est officiel. Après deux semaines de flottement, le remaniement gouvernemental a été annoncé ce mardi matin. Trois ministres et une secrétaire d'Etat sortent du gouvernement après le départ début octobre de Gérard Collomb. Quatre changent de périmètres. Et huit entrent dans l’équipe gouvernementale.

 

Christophe Castaner, macronien de la première heure, hérite ainsi du ministère de l’Intérieur. Il aura à ses côtés le patron du renseignement, Laurent Nuñez, nommé secrétaire d'Etat. Il était jusqu'à présent à la tête de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). Ce proche d'Emmanuel Macron - qui occupait jusque-là le poste de secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement et dirigeait le parti du président -  a annoncé son départ « dans les jours à venir » de la direction du mouvement présidentiel. Le jeu des chaises musicales va donc se poursuivre au sein de la majorité.

 

La grogne des territoires a-t-elle été entendue ? Le ministère a été étoffé. La centriste Jacqueline Gourault, l'ancienne « Madame Corse » du gouvernement, se voit dotée d’un ministère à part entière regroupant la cohésion des territoires, précédemment occupé par Jacques Mézard, qui disparaît de l’organigramme gouvernemental, et les relations avec les collectivités territoriales. Elle sera épaulée par deux ministres de plein exercice : Sébastien Lecornu, auparavant secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, qui sera plus spécifiquement chargé des relations avec les collectivités territoriales, et Julien Denormandie, qui passe de secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires à ministre chargé de la ville et du logement. Ce trio inédit aura pour mission de rétablir une relation de confiance, sérieusement dégradée, avec les collectivités territoriales.

 

A la Culture, Françoise Nyssen est remplacée par Franck Riester, député de Seine-et-Marne, ancien membre des Républicains,  fondateur du mouvement « Agir » et spécialistes des questions audiovisuelles. Stéphane Travert quitte lui le ministère de l'Agriculture quelques semaines après le vote de loi Alimentation sans avoir totalement convaincu. Il est remplacé par l'ancien hollandais Didier Guillaume, ex-président du groupe PS au Sénat. Marc Fesneau sera en charge des relations avec le Parlement. Christelle Dubos devient secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé. Agnès Pannier-Runacher est nommée secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Économie et des Finances. Gabriel Attal rejoint le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Enfin le secrétaire d’Etat au numérique, Mounir Mahjoubi, jusque-là rattaché au Premier ministre,  devient « secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances et du ministre de l’action et des comptes public ».

 

Désormais composé de 35 membres, contre 31 auparavant, le nouvel exécutif se réunira pour la première fois ce mercredi à l'occasion du Conseil des ministres, prévu à 10 heures. Il s'agit d'une « équipe renouvelée, dotée d'un second souffle mais dont le mandat politique reste le même », indique l'Elysée dans son communiqué.

 

Alors quelles leçons tirer de ce remaniement ? Pourquoi est-ce que cela a tant traîné ? Offrira-t-il un nouvel élan au quinquennat d'Emmanuel Macron ?  Quelles sont les questions qui restent en suspens ?

 

 

Invités :

 

 

Bruno JEUDY - Rédacteur en chef du service politique de « Paris Match »

 

Soazig QUÉMÉNER - Rédactrice en chef du service politique de « Marianne »

 

Roland CAYROL  - Politologue - Directeur du Centre d’études et d’analyses (Cetan).

 

Françoise FRESSOZ - Journaliste et éditorialiste  « Le Monde »

 

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