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Macron, les Gaulois et les réformes

diffusé le jeu. 30.08.18 à 17h50
magazines d'actu | 67min | tous publics

En visite au Danemark pour trois jours, Emmanuel Macron a cité hier en exemple le peuple danois, et sa fameuse flexi-sécurité qui fait les beaux jours de l’économie danoise. Un modèle qui selon lui ne peut pas être répliqué à l’identique en France en raison des différences culturelles. « Il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement ! », a-t-il affirmé.

 

Si pour le président, il s'agissait d'une plaisanterie, cette sortie rappelle d’autres petites phrases prononcées l’été dernier. À Bucarest le 24 août 2017, Emmanuel Macron déjà avait affirmé : « Les Français détestent les réformes. Dès que l’on peut éviter les réformes, on ne les fait pas. C’est un peuple qui déteste cela ». Un mois plus tard depuis Athènes en Grèce, il avait renchéri en promettant de ne rien céder, « ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. »

 

Des bouts de phrases extraites de leur contexte, fulminait alors l’Élysée, mais qui font réagir une fois encore en cette rentrée compliquée. Sur Twitter, le député La France insoumise (LFI) Alexis Corbière a dénoncé des « propos d'une sottise confondante ». « Il est quand même inadmissible d'entendre un président de la République critiquer, caricaturer les Français quand il est à l'étranger », a tancé ce jeudi Laurent Wauquiez, le président du parti Les Républicains (droite). De con côté, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a lancé : « Comme d'habitude, il méprise les Français depuis l'étranger ! Les ‘Gaulois’ vont se faire un plaisir de répondre à son arrogance et son mépris ».

 

Les syndicats, qui entamaient hier une série de rencontre avec le Premier ministre pour discuter de la réforme des retraites et de l’assurance-chômage, ont rejoint le cortège des condamnations. Ils ont assuré que les Français n'étaient « réfractaires » au changement que quand ce dernier n'était pas celui qu'il désirait.

 

Face à la polémique, Emmanuel Macron a affirmé ce jeudi qu'il s'agissait là d'un « trait d'humour » et a dit son « amour » pour les « tribus gauloises ». Toujours au Danemark, le chef de l’État sera de retour à Paris ce soir où plusieurs dossiers sensibles l’attendent. À commencer par le remplacement de Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologique et la question du prélèvement de l’impôt à la source, censé entrer en vigueur au 1er janvier 2019. Ces derniers jours plusieurs membres de l’exécutif ont laissé planer un doute sur un éventuel nouveau report. Mais à quatre mois de l’échéance, est-il possible de faire marche arrière ?

 

Invités :

 

- Jean-Marc Daniel, économiste et auteur de « Le gâchis français »

 

- Raymond Soubie, président des sociétés de conseils Alixio et Taddeo

 

- Françoise Fressoz, journaliste et éditorialiste au Monde

 

- Cécile Cornudet, journaliste et éditorialiste politique aux Échos

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