Cette France qui dit non aux 80 km/h - C dans l'air

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C dans l'air
Cette France qui dit non aux 80 km/h

diffusé le ven. 22.06.18 à 17h50
magazines d'actu | 64min | tous publics

Les opposants sont exaspérés et la fronde s’organise. Si le 1er juillet, la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires doit entrer en vigueur après des mois de controverse, le débat semble loin d’être clos. Hier, la gauche et la droite ont fait front commun à l’Assemblée nationale contre cette mesure. Le parti LR portait une proposition de loi visant à « adapter » l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires. Finalement rejeté, le texte a donné lieu à de vifs échanges dans l’enceinte du Palais Bourbon.

 

« Mépris », « ras-le-bol », les parlementaires ont critiqué la décision du gouvernement qu’ils jugent « inefficace », « coûteuse » et des députés centristes ont décidé de saisir le Conseil d’Etat. Mais l'offensive judiciaire ne s'arrête pas là. Ligue de défense des conducteurs (en partenariat avec l'Automobile club des avocats) a également déposé un recours au Conseil d'État pour « excès de pouvoir » et a demandé l'annulation du décret.

 

Parallèlement, dans les territoires, la fronde des élus locaux se poursuit. Ainsi le conseil départemental de la Creuse a fait savoir ce mercredi qu’il ne ferait rien pour changer les panneaux de signalisation et laisserait l’opération entièrement à la charge de l’Etat. D’autres départements traînent des pieds alors que selon un récent sondage BVA, trois quarts des Français se disent défavorables à l'abaissement à 80 km/h.

 

Pour tenter d’atténuer la protestation, le gouvernement va lancer une campagne de communication, en plusieurs volets. Parmi lesquels, un clip de la Sécurité routière diffusé à partir du dimanche 24 juin et intitulé « 13 mètres », « comme la distance de freinage gagnée en passant de 90 à 80 km/h ». De son côté, le Premier ministre Édouard Philippe, en première ligne sur ce dossier, s’est dit « prêt à assumer l'impopularité » de cette disposition qui permettra, selon lui, de sauver 300 à 400 vies par an.

 

Invités :

 

- Bruno Jeudy, rédacteur en chef du service politique de Paris Match

 

- Béatrice Houchard, journaliste politique à L’Opinion

 

- Éric de Caumont, avocat spécialisé en droit de l’automobile

 

- Emmanuel Rivière, directeur général France de l’Institut de sondages Kantar Public

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