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C dans l'air
1er mai : 1200 casseurs gâchent la fête

diffusé le mar. 01.05.18 à 17h50
magazines d'actu | 70min | tous publics

A chacun son 1er Mai. S’ils font front commun à la SNCF ou dans la fonction publique, une nouvelle fois les syndicats ne défilent pas côte à côte en cette journée internationale des travailleurs. Il faut remonter en effet à 2012, entre les deux tours de la présidentielle, pour voir les centrales faire bloc. Ce jour-là, 1,3 million de personnes avaient manifesté (selon le ministère de l’Intérieur) à l’appel de la CGT, de la CFDT, de FO, la FSU et de l’Unsa pour « faire barrage » à Jean-Marie Le Pen.

 

L’an dernier, les syndicats n’avaient pas réussi à s’entendre sur une stratégie commune face à la présence de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Et cette année ne fait pas exception, malgré un contexte social agité avec les mobilisations de cheminots, de fonctionnaires, d’étudiants, de retraités ou de salariés d’Ehpad et d’Air France. En cause ? Des positions jusqu’ici irréconciliables sur la « convergence des luttes » prônée par Philippe Martinez le numéro un de la CGT. Réfractaire à ce mode d'action, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger entend mettre « l’accent sur l’importance du dialogue social et de la négociation collective » alors que du côté de Force Ouvrière, l’arrivée de Pascal Pavageau s’accompagne d’un changement de ton. Ainsi le nouvel homme fort de FO prévoit de « contacter dès demain » les numéros un de la CGT, CFDT, CFTC et CFE-CGC afin de discuter d'une éventuelle « unité d'action », a-t-il annoncé ce mardi.

 

Du côté politique également, l’unité est difficile à construire. Cette semaine, la gauche multiplie les rendez-vous anti-Macron, mais chacun reste pour l’instant dans son couloir. Jean-Luc Mélenchon espère faire du rassemblement du 5 mai, la « marche nationale » à l'appel notamment du député LFI de la Somme François Ruffin, « la dernière étape avant la formation d'une fédération des luttes ».

 

Néanmoins malgré cet appel, aucun représentant de la France Insoumise n'était présent hier place de la République, pour le « meeting unitaire » réunissant notamment Benoît Hamon (Génération.s, ex-PS), Pierre Laurent (PCF), Olivier Besancenot (NPA), David Cormand (EELV). Ces derniers se sont retrouvés ce mardi dans le cortège parisien.

 

Un défilé syndical qui cette année a été bloqué par un rassemblement d'environ 1.200 individus cagoulés, masqués et vêtus de noir, à hauteur du pont d'Austerlitz. Rassemblés autour de banderoles comme « Premiers de cordée, premiers guillotinés » ou « Cette fois, on s'est organisé », ils ont scandé des slogans hostiles au gouvernement et à la presse avant de saccager un restaurant Mc Donald's. Un engin de chantier puis une voiture ont été incendiés. 22 compagnies de CRS ont été mobilisées pour les disperser avec des grenades lacrymogènes et des canons à eau.

 

Invités :

 

- Fanny Guinochet, journaliste en charge des questions économiques et sociales à L’Opinion

 

- Bernard Vivier, directeur de l’Institut Supérieur du Travail

 

- Gilles Dansart, journaliste spécialiste du transport ferroviaire - directeur de Mobilettre

 

- Soazig Quéméner, rédactrice en chef du service politique de Marianne

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