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C dans l'air
Syrie : Macron et Trump prêts à frapper

diffusé le mar. 10.04.18 à 17h50
magazines d'actu | 70min | tous publics

Trois jours après l’attaque présumée aux « gaz toxiques » contre Douma, dernière poche rebelle aux abords de Damas en Syrie, Donald Trump et Emmanuel Macron se sont une nouvelle fois entretenus au téléphone hier soir  pour convenir ensemble d‘« une réaction ferme ». Des « décisions majeures » vont être prises « d’ici ce soir ou très bientôt » a fait savoir la Maison Blanche ajoutant que la réponse serait « forte », « énergique » et viserait à faire « payer » Bachar al-Assad et ses alliés.

 

Mais en attendant des frappes qui semblent de plus en plus plausibles, la partie se joue aussi à l’ONU où les Américains réclament une commission d’enquête sur ce bombardement.

 

Lundi soir, une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, consacrée à cette question, a été hier le théâtre d’un face-à-face particulièrement tendu entre pro et anti-Assad. La représentante des Etats-Unis a mis en cause la Russie dans ces attaques chimiques présumées, jugeant que Moscou n'avait pu ignorer les bombardements aériens du régime Assad. « Nous en sommes arrivés au stade où justice doit être faite aux yeux du monde (…) L'histoire retiendra que c'est à ce moment que le Conseil de sécurité a fait son devoir ou a démontré son incapacité totale à protéger le peuple syrien. Quoi qu'il en soit, les États-Unis répondront », a-t-elle déclaré.

 

« L'appui militaire russe et iranien est présent sur le terrain et à tous les échelons de l'appareil de guerre syrien, et aucun avion syrien ne décolle sans que l'allié russe en soit informé », a relevé de son côté l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre. Les attaques du 7 avril sont intervenues donc « soit avec l'accord tacite ou explicite de la Russie, soit malgré elle et en dépit de sa présence militaire ».

 

Mais pour Moscou, les images de Douma sont une « mise en scène », un prétexte pour aller frapper la Syrie. « Nous appelons les Occidentaux à renoncer à la rhétorique guerrière », a répondu à l’ONU l’ambassadeur russe Vassily Nebenzia, mettant en garde contre de « graves conséquences » en cas d’action armée occidentale.

 

La ligne rouge a-t-elle été franchie en Syrie ? Washington et Paris sont convenus de la nécessité d’une « réaction ferme de la communauté internationale ». Mais comment riposter ? Jusqu’où l’escalade militaire peut-elle aller ?

 

Invités :

 

- Pierre Servent, expert militaire et spécialiste des questions de défense. Son prochain livre « 50 nuances de guerre » paraitra le 19 avril prochain aux éditions Robert Laffont

 

- François Clemenceau, rédacteur en chef au « Journal du dimanche », en charge de l'actualité internationale

 

- Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne à « Libération », auteur de « Seule dans Raqqa » paru aux éditions des Equateurs

 

- Jean-Dominique Merchet, journaliste à « L’Opinion », spécialiste des questions de défense et diplomatie. Son dernier livre « Macron Bonaparte » est publié aux éditions Stock

 

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