Pitch cinéma - 5/09/2018

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Le pitch
Émission du mercredi 5 septembre 2018

diffusé le mer. 05.09.18 à 0h20
émissions culturelles | 2min | tous publics

PHOTO DE FAMILLE de Cecilia Rouaud

 

Avec Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps, Jean-Pierre Bacri et Chantal Lauby

 


 

Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas.
La première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l’alcool et la psychanalyse. 
Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille. Pourtant, au moment de l’enterrement du grand-père, ils vont devoir se réunir et répondre ensemble à la question qui fâche : « Que faire de mamie ? »

 

Six ans après « Je me suis fait tout petit », son premier long métrage, Cecilia Rouaud aborde à nouveau le thème de la famille. La réalisatrice explique : « La famille est un sujet qui m’intéresse beaucoup, j’ai eu envie de m’y immerger une nouvelle fois. J’ai le sentiment que nous sommes tous durablement marqués par notre histoire familiale ; elle est plus ou moins simple, plus ou moins compliquée, mais toujours étroitement liée à ce que nous sommes et aux choix que nous faisons. J’ai l’impression qu’on finit tous par y revenir, et qu’on ne s’en sort pratiquement jamais. J’avais envie de réaliser un film qui raconterait comment, potentiellement, on pourrait s’en sortir… »

 

Dans le film, la réalisatrice met en scène 4 générations : un enfant, de jeunes adultes, leurs parents et grands-parents : « Quel que soit l’âge qu’on a et les problématiques familiales que l’on n’a pas su résoudre, on reste tous, et jusqu’à la fin, le fils de sa mère ou le père de son enfant. Et je trouvais joli qu’aussi ‘mauvais père’ que le personnage de Jean-Pierre Bacri ait pu être, il puisse se questionner sur la façon dont il s’est comporté en tant que fils. »

 

Cecilia Rouaud avait choisi la comédie pour traiter un sujet grave : « C’est ma façon de communiquer dans la vie. Et ça correspond au cinéma que j’aime. Je suis totalement fan des premiers films de Woody Allen qui est selon moi le summum du 'rire avec tout'. J’adore les films de Pierre Salvadori, ceux de Noah Baumbach et Sam Mendes, tout ce cinéma américain indépendant qui sait si bien filmer l’entre deux – le malaise et le rire, la joie et le chagrin, le drôle et le tendre. »

 

La cinéaste revient sur le casting et la direction d’acteurs. Elle retrouve tout d’abord Vanessa Paradis qu'elle avait déjà dirigée dans son premier film et pour qui elle a écrit le personnage de Gabrielle. Jean-Pierre Bacri est arrivé très tôt sur le projet et a participé au développement de l’écriture avec Agnès Jaoui : « Dès notre première rencontre, je ne pouvais plus envisager quelqu’un d’autre pour le rôle. Il m’a fait le grand honneur d’accepter et, bien que son personnage dans la version de l’époque soit proche de ce qu’il est aujourd’hui, j’ai quand même repris les dialogues pour les mettre dans sa bouche. Jean-Pierre fait partie de ces acteurs qui sont irremplaçables, avec un phrasé tellement particulier qu’il faut particulièrement s’appliquer sur les dialogues ! Camille Cottin, Chantal Lauby et Pierre Deladonchamps se sont imposés lorsqu’on a commencé à réfléchir au casting. Quant à Laurent Capelluto, je le veux dans tous mes films. Jean-Pierre, Camille, Chantal, Vanessa et Pierre sont des acteurs très différents, mais différemment géniaux -Jean-Pierre et Camille sont plus techniques, Vanessa, Chantal et Pierre, plus instinctifs-, j’ai communiqué différemment avec chacun d’eux mais, en même temps, ils ont formé un groupe d’une grande bienveillance. Ils étaient heureux de travailler ensemble, très clients les uns des autres et toujours volontaires pour recommencer, essayer d’inventer autre chose. Le niveau de jeu était énorme, si sensible, que je n’avais que des réglages fins à faire. Avec des comédiens de ce niveau-là, c’est un pur régal. On a beaucoup ri sur le plateau, et beaucoup pleuré aussi ! »

 

 

SHÉHÉRAZADE de Jean-Bernard Marlin

 

Avec Dylan Robert et Kenza Fortas

 

 

Ce film fait l’objet de l’avertissement suivant : « Ce film traite de sujets susceptibles de troubler un jeune public ».

 

Zachary, 17 ans, sort de prison. Rejeté par sa mère, il traîne dans les quartiers populaires de Marseille. C'est là qu'il rencontre Shéhérazade...

 

Prix Jean Vigo 2018

 

« Shéhérazade » est le premier long métrage de Jean-Bernard Marlin. C'est un fait divers survenu à Marseille en 2013 et centré sur un petit proxénète qui a donné envie au réalisateur de faire ce film. Il se rappelle : « Un adolescent de 16 ans, en fugue, est arrêté dans un hôtel de passe du centre-ville où il vit avec deux filles prostituées de son âge. Pendant plusieurs mois, ils vivent de l’argent de la prostitution. On l’accuse de proxénétisme. Eux, ils vivent une histoire d’amour. C’était assez violent entre eux, il y avait des coups échangés. Mais les protagonistes l’identifiaient bien comme une histoire d’amour. Cette histoire, je l’ai rencontrée plusieurs fois dans la rue, à Marseille. J’ai vu des jeunes filles prostituées se battre et tenter de survivre sur le trottoir pendant que leur copain était en galère. Certaines leur ramenaient même de l’argent en prison. »

 

Pour écrire « Shéhérazade », le cinéaste est revenu habiter dans la ville où il a grandi : Marseille. Il a ainsi passé plusieurs mois avec des jeunes femmes qui se prostituent dans le quartier de la Rotonde, où a eu lieu le fait divers. « Elles ont entre 16 et 24 ans, elles traînent en bande. Elles vivent dans des chambres d’hôtel du quartier. J’ai observé leur vie dans la rue, je leur ai demandé de me parler de leur vie amoureuse. Je me suis rendu compte que beaucoup d’entre elles étaient passées par des foyers. Ça s’inscrivait dans la continuité de mon travail, un documentaire et un court métrage sur un jeune de foyer. Au départ, ce n’était peut-être pas conscient, mais je sais aujourd’hui qu’à la base d’un projet, il y a toujours pour moi une exigence documentaire. J’ai besoin d’y croire, j’ai un problème de croyance avec un cinéma trop artificiel. Je peux aimer le cinéma fantastique ou de science-fiction, mais il faut que ce soit réaliste. »

 

C’est aussi pour cela qu’il a choisi des comédiens non-professionnels : « Ils ont instinctivement le langage, les gestes des personnages. Leur visage raconte une histoire. »

 

Le casting a duré près de huit mois. Jean-Bernard Marlin et la directrice de casting Cendrine Lapuyade ont pris le temps et ont essentiellement fait du casting sauvage. Ils ont cherché dans tous les quartiers de la ville pour dénicher les acteurs principaux du film, en passant par les foyers et les sorties de prison. Le réalisateur se rappelle : « Dylan Robert, le comédien principal, est très proche de Zachary, son personnage. Je l’ai rencontré en casting, juste après sa sortie de prison de l’Établissement pénitentiaire pour mineurs de Marseille, le même que celui que l’on voit dans le film. Quand il sort de prison au début du film, il ‘rejoue’ donc ce qu’il a vécu vraiment dans la vraie vie, trois mois auparavant, avec les mêmes surveillants de l’administration pénitentiaire... Avec les autres acteurs, j’ai recherché de la même façon cette coïncidence entre le réel et le scénario du film. Du coup, beaucoup d’acteurs jouaient leur propre rôle, y compris les avocats et les éducateurs que cela amusait beaucoup. La juge est jouée par une avocate. »

 

Dylan Robert et Kenza Fortas, qui jouent Zac et Shéhérazade, se connaissent depuis qu’ils ont 10 ans. Ce sont des enfants de la Belle de Mai, un des quartiers les plus défavorisés de Marseille. Ils étaient amoureux à l’époque et se sont retrouvés sur le tournage. Dylan avait été incarcéré pour les délits que son personnage raconte dans le film. Jean-Bernard Marlin confie : « Je lui ai dit de se servir de son passé, de choses personnelles pour nourrir le personnage. Je voulais une véracité du langage, des gestes, des expressions, du comportement. Il est d’origine irakienne et tunisienne, il s’appelle Dylan Robert ! Il vient d’avoir 18 ans. Trouver Shéhérazade était plus compliqué : c’est un rôle de composition, il fallait une fille qui accepte de jouer la prostituée et qui l’assume une fois qu’on montrerait le film. Il a fallu expliquer à tout le monde, notamment aux parents, ce que cela impliquait de jouer ce rôle. J’ai trouvé Kenza dans le quartier de la Belle de Mai, elle est passée par un foyer elle aussi, comme beaucoup des filles qui traînent à la Rotonde. Les autres filles sont plus âgées, je voulais un personnage qui n’ait pas encore été abîmé par cette vie. Aujourd’hui, Kenza a 17 ans. Elle était déscolarisée, mais depuis le film elle a commencé un CAP 'seconde chance'. »

 

Possédant une formation d’acteur et enseignant l’art dramatique, Jean-Bernard Marlin a, avant le tournage, organisé des ateliers pendant deux mois pour apprendre aux comédiens à jouer devant une caméra. « Nous avons fait un travail autour des émotions et des impulsions physiques pour avoir un jeu viscéral, animal. Je leur ai appris à ne pas fabriquer les émotions, mais à les vivre vraiment. À aller vers de l’authenticité... Ils ont également appris à 'se connaître' eux-mêmes, à savoir ce qui les stimule émotionnellement, et à reconnaître la justesse de leur jeu et celle des autres. À lire les émotions et les pensées dans le visage et le corps de leur partenaire. En termes de direction, je voulais filmer l’instinct de mes acteurs. Ce qui leur échappe m’intéresse beaucoup plus que les choses qu’ils contrôlent. »

 

Le réalisateur revient sur le choix du titre du film : « J’ai baptisé le film du nom du personnage qui en est le moteur, qui fait changer mon personnage principal. Et le personnage s’appelle Shéhérazade parce que j’ai croisé des filles qui portaient ce nom et que je trouvais ça en décalage avec la Shéhérazade des Mille et une nuits, bien que ce soit une courtisane. Surtout, je voulais que le film soit féminin. »

 

 

BONUS

 

 

INVASION de Kiyoshi Kurosawa

 

Avec Kaho, Shôta Sometani et Masahiro Higashide

 

 

 

Ce film fait l’objet de l’avertissement suivant : « Film anxiogène susceptible de troubler un jeune public. »

 

Pourquoi tout le monde change-t-il soudainement de comportement ? Etsuko est-elle la seule à se rendre compte que son amie, son patron, son mari ne sont plus tout à fait les mêmes ? Peu à peu, elle réalise que si des forces mystérieuses sont en train de prendre l'apparence des hommes, elles échouent à décrypter leurs sentiments. Et celui d’Etsuko envers son mari est encore plus étrange que les autres…

 

Revenons sur la genèse du projet. Tout comme son précédent long-métrage « Shokuzai » (2013), « Invasion » a tout d’abord été écrit pour la chaîne de télévision japonaise WOWOW. Cette série initialement découpée en 5 épisodes a été remontée pour être distribuée en un film de 140 minutes.

 

La série « Invasion » est tirée d’une pièce de théâtre bien connue au Japon intitulée « Sanpo suru shinryakusha » du metteur en scène Tomohiro Maekawa. C’est cette même oeuvre qui avait déjà inspiré Kiyoshi Kurosawa pour faire le film « Avant que nous disparaissions ». Les deux œuvres partagent le même postulat : des individus changent du jour au lendemain de comportement, comme s'ils étaient de nouvelles personnes.

 

Le réalisateur décide pour « Invasion » de s’allier avec un de ses co-scénaristes préférés, Hiroshi Takahasi, l’auteur mondialement connu. Après 19 années sans travailler ensemble, le duo réussit pourtant merveilleusement à recréer un monde perturbant : « À chaque fois que nous sommes ensemble sur un projet, nous finissons toujours par y mettre une touche d’effroi. Mais je ne peux pas laisser dire que c’est simplement un film dans lequel il se passe des évènements effrayants. Ce que nous avons essayé de dépeindre avec le plus d’acuité possible était ce quelque chose en train de se produire sous les yeux des protagonistes et des spectateurs en même temps, et que ça leur semblait si incroyable qu’ils s’arrêtent et pensent : 'Attendez… c’est de la folie' » explique Takahashi.

 

Kurosawa réunit par la suite un beau casting avec la talentueuse actrice Kaho et la star montante Masahiro Higashide.

 

Dès la diffusion de l’épisode 1 sur WOWOW, l’engouement auprès des spectateurs Japonais est immédiat. Leurs réactions et leurs commentaires sont unanimes devant les évènements qui se déroulent au fur et à mesure de la série, d’où l’idée de répondre à leur enthousiasme par le film « Invasion ».

 

 

SOFIA de Meryem Benm’Barek

 

Avec Maha Alemi, Lubna Azabal et Faouzi Bensaïdi

 

 

Sofia, 20 ans, vit avec ses parents à Casablanca. Suite à un déni de grossesse, elle se retrouve dans l’illégalité en accouchant d’un bébé hors mariage. L’hôpital lui laisse 24h pour fournir les papiers du père de l’enfant avant d’alerter les autorités…

 

Prix du scénario à Un Certain Regard au Festival de Cannes 2018

 

À l'origine de « Sofia », il y a une histoire vraie. La réalisatrice explique : « Lorsque j’étais adolescente, ma mère m’avait raconté l’histoire troublante d’une jeune fille qui avait été recueillie par mes grands-parents. Elle avait 17 ans, et ma mère, à cette époque à peine plus âgée qu’elle, avait découvert un soir, tout à fait par hasard, qu’elle était enceinte et qu’elle était sur le point d’accoucher. Un mariage a donc dû être organisé dans les plus brefs délais. Ces histoires sont assez communes au Maroc où les relations sexuelles hors mariage sont interdites par la loi. Tout le monde là-bas a déjà entendu parler de près ou de loin d’un déni de grossesse ou d’un enfant né sans que ses parents ne soient mariés. C’est une situation forcément compliquée car la mère comme le père sont susceptibles d’être poursuivis par la justice et d’écoper d’une peine de prison. Du coup, le mariage est la seule issue possible. Mon histoire est née tout naturellement en me demandant comment un drame comme celui-ci pouvait être le révélateur du fonctionnement d’une société dans tous ses aspects. Par ailleurs, il faut savoir que le mariage incarne encore et toujours la réussite ultime au Maroc. Il permet d’asseoir sa position sociale : il se doit donc d’être le plus fastueux, clinquant, somptueux possible… Nous sommes dans une société du paraître où l’image que l’on renvoie de soi et de sa famille très importante. »

 

« Sofia » est un portrait du Maroc d'aujourd’hui. La réalisatrice confie : « Je ne voulais pas faire un film qui parle seulement de la condition de la femme. Celle-ci est toujours montrée comme la victime d’une société patriarcale, or je ne crois pas que l’on puisse parler de la condition féminine sans parler de la société elle-même. La place des femmes se définit en fonction d’un contexte socio-économique : c’est ce que raconte Sofia. »

 

Sofia et sa cousine Lena incarnent deux visages de la société marocaine, à la fois traditionnelle et tournée vers l’Occident. Elles ont grandi dans des milieux différents et leurs angoisses sont révélatrices du fonctionnement de la société marocaine. La réalisatrice développe : « Lena et Sofia n’ont pas le même point de vue sur cette histoire. Sofia est finalement plus consciente que Lena des enjeux sociaux et économiques liés à sa grossesse et à son mariage. Lena voit Sofia comme une victime alors que Sofia refuse d’être cette victime. »

 

Dans « Sofia », il y a un personnage dont on parle souvent, qui plane telle une ombre sur la famille et que l'on ne voit pourtant jamais, il s'agit de Jean-Luc, le père de Lena et l'oncle de Sofia. Son absence est un choix assumé de la réalisatrice : « Il est hors-champ tout le long du film et sa présence et son influence n’en sont que plus fortes. Jean-Luc est comme une force toute puissante pour la famille de Sofia car il est la clé de leur progression sociale à tous. Ce personnage -et l’importance que les autres lui donnent- raconte énormément de la société marocaine et de la place encore dévolue à l’homme français souvent perçu comme celui qui a l’argent et donc le pouvoir. »

 

Le film se déroule à Casablanca qui est la ville que la réalisatrice connaît le mieux au Maroc : « c’est la capitale économique du pays où la fracture sociale est d’autant plus visible. Tout le monde converge à Casablanca pour trouver du travail et essayer de progresser dans l’échelle sociale. Les différents quartiers qui composent la ville sont un parfait résumé de la société marocaine. J’ai filmé ceux qui étaient à mes yeux les plus adaptés à mon sujet : Derb Sultan où habite la famille d’Omar est un des quartiers les plus anciens et les plus populaires, le centre-ville où réside la famille de Sofia est dominé par une architecture coloniale qui raconte l’histoire du pays, Anfa où vivent Lena et ses parents est l’endroit qui concentre les villas et les grandes propriétés. »

 

Pour incarner Sofia, la réalisatrice a jeté son dévolu sur Maha Alemi qu'elle connaissait avant le tournage et pour laquelle elle a écrit le rôle même si la jeune femme n'est pas comédienne à l'origine : « elle avait cette assurance et ce mystère nécessaires au personnage. » Pour le rôle de Lena, le casting fut compliqué : plus de 250 actrices ont été auditionnées en vain. « Je cherchais une fille pétillante à la beauté sage. Il fallait qu’elle sache parler le français aussi bien que l’arabe. Son physique et sa posture devaient aussi incarner cette idée de la bourgeoisie marocaine. J’ai trouvé Sarah Perles trois semaines seulement avant le début du tournage. »

 

À la question de savoir comment le film sera accueilli au Maroc, la réalisatrice répond : « J’ai fait en sorte qu’aucune image ne soit censurable dans ce film. Il est important pour moi qu’il puisse être projeté dans les salles marocaines et qu’il soit visible par tous afin qu’un vrai débat puisse être ouvert quant aux problématiques soulevées par le film. J’espère que le public se retrouvera dans cette histoire que j’ai voulu la plus accessible possible. Je me suis imposé de manière rigoureuse d’éviter toute caricature. Je ne porte aucun jugement. Je rends compte simplement d’une réalité : 150 femmes accouchent hors mariage chaque jour au Maroc, elles encourent la prison, elles sont stigmatisées et leurs enfants aussi. »

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