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Le Pitch - Cinéma
Le Pitch Cinéma du 31 octobre 2017

diffusé le mar. 31.10.17 à 23h37
émissions culturelles | 3min | tous publics

 

LE FIDÈLE de Michael R. Roskam

 

Avec Matthias Schoenaerts et Adèle Exarchopoulos

 

Ce film fait l’objet d’un avertissement CNC : « Certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité du jeune public ».

 

 

 

 

 

Lorsque Gino rencontre Bénédicte, c’est la passion. Totale. Incandescente. Mais Gino a un secret. De ceux qui mettent votre vie et votre entourage en danger. Alors Gino et Bénédicte vont devoir se battre envers et contre tous, contre la raison et contre leurs propres failles pour pouvoir rester fidèles à leur amour. « Le Fidèle » a été sélectionné pour représenter la Belgique pour la course à l'Oscar du meilleur film étranger. C'est la 2ème fois que le réalisateur est nommé après « Bullhead » en 2012. 

 

 

Le réalisateur revient sur la genèse du projet : « L’étincelle d’origine m’est venue alors que je réfléchissais au profil de Steve, le frère de Jacky, le personnage principal de mon film « Bullhead ». À travers ce personnage, je cherchais à incarner ce qui manque dans la vie de Jacky : la possibilité de fonder une famille, une chance de trouver l’amour. En ce sens, « Bullhead » et « Le fidèle » fonctionnent comme un diptyque. Ils ont beaucoup en commun tout en étant différents. »

 

 

Comme il l’explique, l’histoire se déroule dans le même univers que celle de « Bullhead » : « Cette histoire est elle aussi inspirée par le milieu criminel de la Belgique des années 1990 et du début des années 2000. Les épouses des gangsters étaient alors presque aussi célèbres que leurs maris, et leurs amours étaient légendaires. Je suis donc parti de cette histoire vraie, que j’ai déconstruite pour en réagencer les éléments afin qu’ils s’inscrivent dans ma trame dramatique – exactement comme je l’avais fait pour l’histoire de « Bullhead » qui se déroulait dans le milieu de la mafia des hormones. »

 

Après « Bullhead » et « Quand vient la nuit », le metteur en scène dirige à nouveau son acteur fétiche, Matthias Schoenaerts. Durant le tournage, l’acteur a malheureusement perdu sa mère, ce qui aux dires du réalisateur lui a conféré une force supplémentaire « C’est assez étrange à dire, mais cela nous a paradoxalement aidé à faire ce film, parce que nous n’avons pas eu à aller chercher l’émotion, le sentiment, l’intensité : sa disparition nous les a donnés. Sa perte nous a profondément attristés, c’était une immense tragédie pour Matthias, mais nous avons aussi eu le sentiment que cela a été son dernier cadeau. L’inspiration ultime. »

 

Pour interpréter Bibi, le metteur en scène a choisi Adèle Exarchopoulos : « À Bruxelles, y compris dans le milieu du crime, on parle français. J’ai donc cherché une actrice de langue française. J’avais en tête plusieurs grands noms, mais à cette époque, j’imaginais Bibi plus âgée. Et puis j’ai vu « La vie d’Adèle » et j’ai été séduit ; quelque chose m’a tout de suite accroché chez Adèle. J’ai d’abord regretté qu’elle ne soit pas plus vieille… Et puis j’ai eu un flash : puisque j’écrivais le scénario, il n’y avait aucune règle incontournable ! Alors j’ai fait de Bibi un personnage plus jeune. »

 

Comme dans ces deux précédents films, les animaux ont une place importante dans le film. Il s’explique : « Gigi a peur des chiens, ce que l’on comprend dès la première scène. Il est lui-même comme un chien sauvage qui a besoin d’être domestiqué, apprivoisé par l’amour, et doit apprendre à faire confiance à cette force qu’il reçoit. Et il va s’y abandonner. D’une certaine manière, l’amour ne consiste pas seulement à se laisser séduire, mais à se soumettre. J’aime cette métaphore de la relation entre Gigi et Bibi. Comme dans « Bullhead », il devient en quelque sorte cette chose même qu’il craignait, sans avoir conscience d’être exactement ce qu’il redoutait. »

 

 

 

JEUNE FEMME de Léonor Serraille

 

Avec Laetitia Dosch, Souleymane Seye Ndiaye et Léonie Simaga

 

 

 

 

 

Un chat sous le bras, des portes closes, rien dans les poches, voici Paula, de retour à Paris après une longue absence. Au fil des rencontres, la jeune femme est bien décidée à prendre un nouveau départ. Avec panache.

 

Caméra d’Or au Festival de Cannes 2017

 

Prix du Jury du Film Français Indépendant au Champs-Elysées Film Festival 2017

 

Premier long-métrage de Léonor Serraille 

 

La réalisatrice revient sur l'idée de départ de « Jeune femme » : « La genèse du film, c’était de faire le portrait d’une femme singulière, confrontée à la solitude dans une grande ville, le temps d’un hiver. Dans la vie, je tourne souvent autour de personnages contradictoires, sur la brèche. Il me semble qu’ils nous surprennent, nous déstabilisent, car même s’ils ne sont pas faciles à vivre, précisément, de vie, de tendresse, ils en sont pleins. Je suis attachée à ces tempéraments à la fois forts et vulnérables, trahis par leurs qualités, sublimés par leurs failles. J’ai voulu aborder l’amour comme une soif à épancher, un puits à remplir, un tout ou un rien, et qu’entre ce tout et ce rien flottent au même niveau l’espoir et un penchant pour le vide, la chute, l’implosion. Paula a surgi, et avec elle ce scénario de film - portrait ou film - personnage, avec la volonté de retranscrire son cheminement chaotique dans un Paris tantôt hostile, tantôt accueillant, résolument contemporain, mais surtout en prenant soin qu’elle s’en sorte coûte que coûte. Qu’une femme avec son caractère bien trempé nous entraîne dans son tourbillon et qu’elle s’en échappe libre. »

 

Pour ce film, les femmes sont quasiment à tous les postes : directrice de la photographie, ingénieure du son, monteuse image, monteuse son, compositrice, productrice, etc. « Ce n’était pas un choix délibéré de faire un casting d’équipe féminin, mais à l’arrivée, je ressens une grande fierté : il est important que des femmes arrivent massivement à des postes décisifs. Cette particularité nous a énormément apporté sur le tournage. Pour beaucoup d’entre nous, c’était notre premier long métrage, nous étions très enthousiastes, très investies, devant un enjeu qui était presque un peu trop fort pour nous. Nous avons travaillé avec une grande liberté, y compris dans la mise en scène », confie Léonor Serraille.

 

Léonor Serraille n'a pas immédiatement pensé à Laetitia Dosch pour interpréter le personnage principal de Jeune femme : « En la voyant dans « La Bataille de Solferino » de Justine Triet (2013) et dans des vidéos de ses spectacles sur internet, j’ai eu envie de la rencontrer. Il y avait aussi des résonnances évidentes entre elle et Paula. Mais c’est cette rencontre, dans la vraie vie, donc sa personnalité, qui m’a déterminée à modifier l’écriture du personnage. Déjà en la « googlelisant » j’avais été frappée par les contrastes entre des photos hyper glamour et d’autres pas du tout. Je cherchais justement une comédienne qui puisse jouer toutes les couleurs du personnage mais également qui puisse contredire ce qui était écrit. Lætitia a une nature indéfinie, à la fois cash, joyeuse, vivante, mais j’ai aussi vu en elle une tristesse, qui correspond au côté brisé de Paula. Sa fantaisie est un donné, mais l’autre pôle pouvait émerger, il fallait travailler cette matière plus sombre. Elle me fait penser à Patrick Dewaere et Gena Rowlands, elle possède la même capacité à être transportée d’un état à un autre, d’une énergie brute à une douceur mélancolique, et cela m’émeut. »

 

 

Alors qu’on pourrait penser le contraire, la cinéaste explique qu'elle a laissé peu de place à l'improvisation durant le tournage : « Il y a peu d’improvisation, seulement quand certaines scènes l’imposent – je pense aux séquences avec Lila, la petite fille, où le texte est secondaire, et où il faut avant tout saisir un courant fragile, ténu entre Paula et l’enfant ; ou quand une dispute éclate, pour faire monter la mayonnaise entre deux personnages. Bien sûr, les actrices et les techniciennes ont aussi fait des propositions, qui m’ont fait sans cesse adapter mon scénario et réécrire mes dialogues ; par exemple Laetitia Dosch a inventé la coiffure originale que Paula trouve chez l’épicier pour dissimuler sa cicatrice au front ! Mais en général j’ai senti que Laetitia était en demande d’un travail à partir d’un texte précis. »

 

Léonor Serraille évoque la touche satirique et la critique sociale qui émane de « Jeune femme » : « Il était important pour moi que le portrait passe par les rencontres avec de vrais personnages secondaires qui participent à sa construction. Ces portraits-dans-le-portrait sont parfois critiques mais de manière discrète. Par exemple le casting a soulevé chez moi des questions politiques : pourquoi devrait-on choisir un comédien blanc de 50 ans pour incarner le rôle du médecin ? Il fallait que le film soit un prolongement de la vie, et dans la vie, en France, il y a des médecins noirs. C’est le cas du médecin, au début. Audrey Bonnet, Marie RémondErika Sainte ou Léonie Simaga sont elles-mêmes dans des processus d’écriture, de réalisation, de création; les échanges avec elles étaient augmentés de ce regard-là. »

 

La cinéaste s’explique sur le choix du titre du film : « Au tout début de l’écriture, j’avais imaginé que Paula avait été photographiée par Joachim avec un chapeau jaune, et le titre de la photo était « Jeune femme au chapeau jaune », comme une toile de peintre. Paula questionne cette abstraction figée, qui l’insupporte. Quand le psychiatre lui dit : « Vous êtes une jeune femme libre », l’expression la jette dans une colère violente. C’est aussi la question toute simple que je me suis posée en permanence pendant l’écriture : que signifie être une jeune femme ? On est souvent amenées à entrer dans un cadre, une identité, une définition. Jeune femme, l’expression doit rester libre, volontairement indéfinie. Paula, autant que le film, cherche sa liberté, son identité propre. Mais le titre international, c’est « Montparnasse Bienvenue », qui fait honneur au quartier Montparnasse dans lequel Paula travaille, dîne avec Joachim, etc. C’est sur cette place que j’ai vécu à 18 ans en arrivant à Paris, en chambre de bonne. C’est l’ironie du « bienvenue » car Paula n’est bienvenue nulle part, et pourtant elle pousse des portes. »

 

 

 

BONUS

 

 

LES CONQUÉRANTES de Petra Biondina Volpe

 

Avec Marie Leuenberger, Maximilian Simonischek et Rachel Braunschweig

 

 

 

 

 

Woodstock, Flower Power, Révolution Sexuelle : trois ans se sont écoulés depuis mai 68 mais la vague de libération ne semble pas avoir atteint le petit village suisse d’Appenzell. En mère au foyer exemplaire, Nora ne conçoit d’ailleurs pas sa vie autrement. Pourtant, à l’approche d'un référendum sur le droit de vote des femmes, un doute l'assaille : et si elles s'affirmaient davantage face aux hommes ? A mesure que Nora propage ses drôles d'idées, un désir de changement s'empare du village, jusque chez les plus récalcitrantes…

 

 

Prix du Public + Prix Nora Ephron pour la réalisatrice Petra Volpe et Prix de la Meilleure Actrice pour Marie Leuenberger au Festival du Film de Tribeca

 

 

Meilleur Scénario, Meilleure Actrice et Meilleure Actrice dans un Second Rôle au Swiss Film Awards (équivalent suisse des César)

 

 

Choisi pour représenter la Suisse aux Oscars cette année.

 

 

Avec « Les Conquérantes », la réalisatrice Petra Biondina Volpe a voulu mettre en exergue un aspect peu reluisant de l'Histoire suisse. En effet, la Suisse a été un des derniers pays au monde à accorder le droit de vote aux femmes (en 1971). Elles ont aussi obtenu le droit d'être élues au niveau fédéral. C'est un aspect du pays que peu de gens connaissent et que la cinéaste a voulu mettre en avant dans son film. « Le droit de vote des femmes est un des chapitres les plus sombres de l’Histoire suisse. Bien sûr, tout le monde sait, mais personne, ni à l’école ni en société, n’en parle vraiment, ce qui arrive très souvent dans l’histoire des femmes, toujours mises de côté. J’ai voulu rendre hommage à ces femmes qui ont lutté avec ardeur pendant plus de 100 ans pour obtenir le droit de vote et décrire cette oppression dans laquelle elles vivaient, jour après jour. Le message que je fais passer, par la même occasion, est qu’il faut continuer à faire preuve de courage civique et à lutter pour l’égalité. »

 

 

La cinéaste a fait de nombreuses recherches historiques sur la période où se passe le film, et c'est durant ce processus qu'elle a créé le personnage de Nora : « J’ai lu énormément, réalisé des interviews, consulté les archives. J’ai envisagé le sujet sous différents angles et lu les écrits de femmes de 1971 qui se sentaient concernées par cette lutte. J’ai « trouvé » Nora dans les seules archives suisses mentionnant les femmes. Il y avait une note écrite par une jeune mère et femme au foyer qui était très bouleversée par le fait que certaines femmes s’opposent au droit de vote : elle disait que bien qu’elle n’ait jamais été très intéressée par la politique, elle était furieuse et pensait sérieusement à s’engager dans la lutte pour obtenir le droit de vote. J’ai été très touchée par cette note laissée par une anonyme d’un temps révolu. C’est ainsi que j’ai commencé à créer le personnage de Nora », confie la cinéaste.

 

 

La réalisatrice a voulu placer Nora face à une adversaire féminine. Elle explique ce choix : « Au cours de mes recherches, j’ai lu la retranscription d’un discours d’anti-suffragettes en Suisse. D’un point de vue contemporain, il est difficile de comprendre pourquoi tant de femmes, en 1971, se sont si durement opposées à leur droit de vote. Elles étaient souvent très instruites, diplômées, « chefs de village », avec de bonnes situations, et peut-être ne voulaient-elles tout simplement pas que leurs cuisinières aient droit de parole. Quand on regarde des interviews de certaines d’entre elles, on perçoit une certaine satisfaction dans la soumission. C’est un comportement courant pour les personnes qui n’ont aucun pouvoir – elles disent juste : « Nous n’en avons pas besoin ! ». Ces femmes s’opposant à l’égalité des sexes, dans une obéissance respectueuse, plus énergiquement que la plupart des hommes est un phénomène que nous retrouvons encore aujourd’hui dans certaines sociétés. Je trouvais qu’une femme qui en découd avec une opposante était plus excitant, car cela soulève plus de questions. L’antagonisme des hommes dans cette histoire est un fait acquis, qui se reflète dans les mœurs de l’époque, et dans le fait que l’obtention d’une complète citoyenneté pour les femmes dépende entièrement et uniquement du vote des hommes (de par notre démocratie directe). »

 

 

 

MISE À MORT DU CERF SACRÉ de Yórgos Lánthimos

 

Avec Nicole Kidman, Colin Farrell, Barry Keoghan et Raffey Cassidy

 

 

 

 

 

  

Ce film est interdit en salles aux moins de 12 ans assorti de l’avertissement suivant : « Le climat de certaines scènes de ce film sont susceptibles de heurter la sensibilité d’un jeune public ».

 

 

Steven, brillant chirurgien, est marié à Anna, ophtalmologue respectée. Ils vivent heureux avec leurs deux enfants Kim, 14 ans et Bob, 12 ans. Depuis quelques temps, Steven a pris sous son aile Martin, un jeune garçon qui a perdu son père. Mais ce dernier s’immisce progressivement au sein de la famille et devient de plus en plus menaçant, jusqu’à conduire Steven à un impensable sacrifice.

 

 

Prix du Scénario au Festival de Cannes 2017

 

 

Après « The Lobster », le comédien irlandais Colin Farrell retrouve le réalisateur grec Yorgos Lanthimos. Il lui offre dans « Mise à mort du cerf sacré » le rôle d’un médecin, marié à une ophtalmologue jouée par Nicole Kidman et père de deux enfants. Mais cet équilibre familial va voler en éclat… Le jour où Colin Farrell a découvert « Canine » de Yorgos Lanthimos, cela lui a fait un tel choc qu’il s’est empressé de contacter le réalisateur grec. « J’étais aux anges quand il m’a engagé pour « The Lobster » après la défection d’un autre acteur et encore plus excité lorsqu’il m’a parlé de l’histoire de « Mise à mort du cerf sacré » avoue le comédien dans une interview.

 

 

Lanthimos flirte avec le fantastique pour confronter cet homme solide à un cas de conscience épouvantable. « L’adolescent s’introduit petit à petit dans la famille avant de faire vivre à mon personnage un cauchemar épouvantable. De ceux qui vous donnent des sueurs froides rien que d’y penser. » déclare Farrell. Malgré l’horreur de la situation dans laquelle son personnage se retrouve, Colin Farrell a pris un plaisir énorme à l’incarner. « Yorgos ne ressemble pas à ses œuvres qui deviennent de plus en plus sombres. Il aime maintenir un climat détendu sur le plateau, ce qui est indispensable quand on interprète des rôles aussi chargés psychologiquement », se souvient le comédien.

 

 

L’humour noir du cinéaste grec fait des merveilles tandis qu’il détruit méticuleusement cette famille trop parfaite. « C’est ce qui me plaît dans son cinéma : la cruauté est toujours contrebalancée par une forme de dérision salutaire, déclare Colin Farrell. Son ironie me touche profondément car sa façon de traiter les sujets est unique. » Nicole Kidman quant à elle incarne une épouse et mère parfaite dont la famille vole en éclat quand l’apparition d’un étrange jeune homme les fait basculer dans un cauchemar aux frontières du fantastique. « La direction de Yorgos était tellement parfaite que je n’avais pas grand-chose de difficile à faire,Il me suffisait de capter son regard pour le comprendre, mais quand j’ai vu le film, j’ai été comme hypnotisée. » raconte-t-elle. Cinéphile, Nicole Kidman connaissait le travail du cinéaste grec dont elle avait apprécié « Canine ». « On me dit parfois que je prends des risques, mais ce n’est pas vraiment le cas. Je suis familière de l’œuvre des cinéastes dont j’accepte les films. Je sais donc à quoi je m’expose. » Un rôle magistral de bourgeoise glaciale et glaçante.

 

 

« Mise à mort du cerf sacré » est une proposition de cinéma unique en son genre, à la croisée des chemins entre le thriller, la comédie noire, la tragédie grecque et la critique sociale du monde occidental moderne. Le réalisateur montre une fois de plus ses talents en matière de cadrage et de mise en scène, léchés et anxiogènes. L’audace vient de l’horreur psychologique où l’on reconnaîtra les influences du film « Théorème » de Pier Paolo Pasolini pour le thème de l'intrus qui va s'immiscer dans le quotidien d'une famille et « Shining » de Stanley Kubrick, pour l'emploi de la steadycam et cette tension permanente dont Lanthimos se joue à utiliser.

 

 

Mais avec « Mise à mort du cerf sacré » Yórgos Lánthimos signe plus qu’un film, il signe un style.

 

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